NOUS INTERPELLONS DIRECTEMENT L’ETAT

lundi 30 septembre 2013 Publié par WICR



NOUS INTERPELLONS DIRECTEMENT L’ÉTAT

Roman épistolaire


C’est bien connu, nous vivons d’espoir.
La défense du cadre de vie demande un moral d’enfer et un optimisme béat.
Infiniment lassés de nous adresser à des élus locaux, tous d’accord pour faire semblant de croire aux lendemains qui chantent de la charte Ville-Port (voir épisodes antérieurs), nous avons décidé de faire directement appel à la responsabilité de l’Etat.

Résumé du roman épistolaire. Vous pourrez aller consulter les courriers dans leur intégralité, bien que ce soit légèrement fastidieux.

A tout seigneur tout honneur, nous nous adressons d’abord au premier ministre, Jean Marc Ayraud. Son chef de cabinet nous répond : « Il m’a chargé de transmettre votre correspondance à Madame Delphine Batho, Ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie »

Nous écrivons donc à Delphine Batho, histoire que le courrier ne se perde pas. Son chef de cabinet nous répond : « Elle m’a chargé de signaler vos préoccupations à Monsieur Frédéric Cuvillier, Ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ».

Jean-Marc Ayraud ne sait donc pas lequel de ses ministres est compétent pour traiter un dossier ? Frédéric Cuvillier n’attend pas que nous le relancions. Son chef de cabinet nous écrit : « Il m’a chargé de transmettre votre intervention au directeur général des infrastructures, des transports et de la mer ».

Là, nous nous refusons à écrire à un Monsieur dont on ne nous donne même pas le nom (et dont nous n’avons d’ailleurs jamais eu de nouvelles). Mais nous nous disons, que, tant qu’à faire, nous pourrions attirer l’attention du Ministre de l’Intérieur sur le lien entre insécurité et dégradation du cadre de vie. Le chef de cabinet de Manuel Valls nous répond : « Il m’a chargé de signaler votre démarche au Préfet de Police des Bouches du Rhône. » Pas de nouvelles non plus. D’ailleurs, notre intention était précisément de souligner les aspects autres que policiers.

Que nous reste-t-il ?



Nous écrivons donc à François Hollande.
Et là – O surprise ! – Nous avons une vraie réponse. Sous la plume d’Isabelle Sima, chef de Cabinet. Il en résulte que :

- Le Président croit dur comme fer que la gare de Mourepiane va combler le retard du Port de Marseille sur les autres grands ports de la Méditerranée. Quel avantage supplémentaire par rapport à Fos ? Le courrier ne le dit pas.

 Titre La Provence 20 4 2013

- Le Président croit dur comme fer que la gare de Mourepiane va combler le retard dans le domaine du ferroutage qui nuit à la compétitivité du Port de Marseille : lourde responsabilité pour un misérable tronçon de rail.
- L’Etat va engager 20 millions d’euros dans l’affaire, soit le tiers du projet. C’est bien la preuve que c’est un vrai projet-miracle, vus les discours sur l’austérité nécessaire !
- Les nuisances pour les habitants, on n’en parle même pas ! Ni des dockers qui voudraient bien du boulot sur les bateaux de croisières en attendant le miracle sur les conteneurs. C’est à croire qu’on ne se souvient qu’il y a des marseillais à Marseille que quand ils se font tuer.


Titres La Provence 25 3 2013 et 10 5 2013



Prochaine Etape : l’Europe !
C’est bien connu, nous vivons d’espoir.


Courriers Jean Marc Ayraud




Courriers Delphine Batho




Courrier Frédéric Cuvillier



Courrier Manuel Valls




Courriers François Hollande