Progéral fait sa promotion

dimanche 12 mai 2013 Publié par WICR


Progéréal  fait sa promotion



Le 26 avril 2013, Progéréal  faisait sa promotion.

C’était lui qui invitait et l’intention était claire. Signée d’Alain et Christopher Paget, elle disait :

«  Les actions relayées par la presse entraînent des polémiques que nous jugeons injustifiées, nous portant préjudice… pour vous permettre un jugement objectif, nous souhaiterions vous apporter des éléments de réponse neutre et technique»(1)

L’intention est également de porter l’éclairage sur la tranche immobilière des Hauts de l’Estaque, celle du bas et la moins problématique. C’est indiqué en objet et le rendez-vous est donné  en bas, traverse de la Poste. L’intention est notamment de faire admirer le talus remodelé pour le conforter « avec des choix techniques au-delà des préconisations de l’expert » sous  les villas sinistrées.

Les invités ? les élus « responsables », la presse et l’ensemble des habitants, c'est-à-dire surtout ceux des Hauts de l’Estaque.

Alors, là, c’est un peu raté. 

Les habitants qui se rassemblent sont ceux qui en ont ras le bol et dont les actions ont entraîné « des polémiques ».
La presse est représentée par la Provence et La Marseillaise qui ont suivi de près tout le dossier, c'est-à-dire « relayé » les actions. Si nous étions à la place de Progéréal, nous ne ferions pas de compliments à notre service de presse !

Les élus sont Samia Ghali, sénatrice-maire du secteur avec deux de ses adjoints, Roger Ruzé et Roland Cazzola, qu’Henri Jibrayel, député, et Sébastien Jibrayel, Conseiller régional. Tous venus soutenir les revendications des habitants.  

Bref, on se retrouve entre habitués.

D’ailleurs, spontanément, les habitants se rassemblent en haut, sur la traverse du Régali, et non traverse de la Poste : la force de l’habitude ! Ils ont décoré leurs balcons pour exprimer leur colère sur des banderoles.



 Mais le coup le plus dur, ce sont les élus de la Ville de Marseille qui l’ont porté à Progéréal par leur absence. On se serait attendu à ce que Madame Servant (permis de construire) et Monsieur Allégrini (Prévention des risques), se considèrent comme un peu  « responsables » dans cette affaire.  On leur aurait posé des questions sur les permis de construire et sut les terrains. Mais ils n’étaient pas là et Monsieur Allégrini avaient pris soin d’écrire pour mettre hors de cause la nature des terrains et parler des constructions « qui souffrent d’un entretien ou d’une mise en œuvre défaillante ». Messieurs Paget père et fils se retrouvaient donc seuls « responsables ». A leur place, nous ne remercierions pas les élus de la Ville de ce cadeau empoisonné !

Les habitants des villas ne s’étant pas déplacés pour remercier du fameux « talus remodelé », on ne s’y est guère attardé, d’autant plus qu’il n’est pas très spectaculaire vu d’en haut.



Les quatre maisons dont la vente a été annulée pour cause d’effondrement du talus ont fait l’objet d’une discussion intéressante : sont-elles squattées ou provisoirement occupées ?

Au Doro, le climat était plus houleux et les habitants particulièrement remontés. Il faut dire que leurs terrasses, sur lesquelles la colline a glissé, sont toujours dans un état lamentable. Elles sont régulièrement trempées parce que les tuyaux d’évacuation de la colline (bien visibles sur la photo) s’y déversent directement et viennent tremper le gravier qui les recouvre. Pourquoi ne sont-elles pas au moins carrelées ? Parce que ce ne sont pas des terrasses mais des jardins. Eclat de rire général.


Devant l’immeuble « colline du Régali », ça chauffe aussi. Ascenseurs souvent en panne, sous-sol inondés, fissures en façade (mais ce sont des microfissures), mur de soutènement qui n’inspire aucune confiance aux propriétaires. On croit y repérer une faille. Mais ce n’est pas une faille mais un raccord.


Pour terminer, Progéréal doit affronter la colère d’une riveraine dont la maison, ancienne, est cruellement affectée par les différents chantiers et les mouvements de terrain.

Samia Ghali et Henri Jibrayel essaient de calmer le jeu et de pousser les promoteurs à prendre des engagements de réparation, au moins sur cette dernière maison et  sur les terrasses du Doro.

Ainsi s’achève l’opération de promotion de Progéréal. « Nous ne sommes peut-être pas très bons en communication », a dit à un moment Christopher Paget, mais c’était à propos d’autre chose….