La Mairie de Secteur et la CUM contre le projet de modification de la ZAC

dimanche 28 novembre 2010 Publié par WICR
Réunion en Mairie de Secteur du Mercredi 3 novembre.


Objet : La modification du règlement de la ZAC et plus particulièrement la possibilité de porter à 21 mètres la hauteur constructible (jusque là 14m) sur deux parcelles situées de part et d’autre du Phare de Mourepiane. L’une de ces parcelles appartient à Marseille Aménagement et a déjà fait l’objet d’un permis de construire (pour 14m) dont le bénéficiaire est la Société Résiliance. L’autre appartient aux propriétaires du Phare et a fait l’objet d’un certificat d’urbanisme pour un immeuble de bureaux de 18m de hauteur.
Voir dossier « La Falaise de Mourepiane »
 


Le cadre : La réunion était à l’initiative de Dominique Paulian, commissaire-enquêteur. Elle était présidée par Samia Ghali, Sénatrice-Maire du Secteur et Vice-Présidente de la Communauté Urbaine. Etaient représentés : la Mairie de Secteur, la Communauté Urbaine, la Ville de Marseille, Marseille-Aménagement, la Société Résiliance, les Associations Cap au Nord et le Comptoir de Mourepiane.

Le contenu : - Les quatre représentants associatifs ont d’abord pris la parole, chacun à leur tour, pour exprimer les raisons de leur opposition à la surélévation et à la suppression du chemin piétonnier. Ils ont notamment mis en parallèle la confiscation des derniers espaces libres du littoral et le saccage du site du Phare avec l’absence d’intérêt économique de ces constructions, compte tenu de l’abondance des locaux vides sur la zone. Ils avaient préparé un dossier de 16 pages, composé exclusivement de photos de panneaux « A louer » et « à vendre » sur Saint-André, Saint-Henri et Mourepiane.


- La Maire de Secteur a, d’entrée, soutenu les habitants. Bien qu’elle ait donné un avis favorable au permis de Construire de Résiliance, elle a pris clairement et énergiquement position contre la surélévation. Le représentant de la Communauté Urbaine a suivi cette position.

- Seule, la représentante de Marseille Aménagement a réellement continué à défendre le projet de surélévation, avec un discours sur la rentabilité financière du moindre mètre carré disponible et la densification de l’urbanisation qui nous a semblé extrêmement choquant de la part d’un aménageur public.

Résultat : - L’entreprise « Résiliance », par la bouche de son PDG Xavier Giocanti, a renoncé au principe de la surélévation.
Dans l’après réunion, cependant, elle a tenté une dernière négociation : Il s’agissait d’accepter un étage supplémentaire (soit 17m de hauteur environ) en échange de la végétalisation de la falaise et de l’aménagement du chemin. La Maire de secteur a dit qu’elle se rangerait à l’opinion des associations. Celles-ci ont suspendu leur réponse, en attente de l’Assemblée Générale de consultation.

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