Mourepiane-sur-Mer

lundi 18 octobre 2010 Publié par WICR
Journées Européennes du Patrimoine 2010 :

           
C’était le 18 septembre !
         C’était à Mourepiane !
                           C’était NOTRE patrimoine !
                       C’était super !


C’est sûr, on était nombreux, plus de deux cents selon les organisateurs, une centaine selon le ministère de l’intérieur, et ça a contribué à l’euphorie, même si le cortège a dû s’allonger comme un serpent de mer dans les petites rues et s’il a fallu adapter le parcours au nombre et aux poussettes. Constat démographique : le boulevard Poussardin est en train de repeupler Mourepiane. Constat pratique : les escaliers de la traverse Anaïs à deux cents, avec des poussettes, il valait  mieux éviter ! On a fait autrement…




1ère étape : chemin de Mozambique.
Où sont les commerces d’antan ?
Vingt-sept commerces à Mourepiane jusque dans les années soixante-dix. Dans le chemin de Mozambique, ils se touchaient. Nous les avions tous resitués et visualisés par de petits panneaux. Là, c’est Madame Saquet, coiffeuse-dames qui parle devant la maison où se trouvait son salon et où elle vit toujours.



2ère étape : Le « baou » et les pêcheurs.
Entassement dans les escaliers, superbe panorama, Jean-Pierre Eyraud, de la Compagnie des Images Associées, qui y est né et y habite encore, évoque le temps où les pêcheurs remontaient tous les soirs pour rejoindre leur maison sur le plateau.

 

3ème étape : La Villa Eugénie .
Les grands domaines.
Sur l’arrière du plateau se trouvaient les grands domaines et le plus grand de tous, c’était le domaine Poussardin qui abritait la Villa Eugénie. Exposition de cartes postales anciennes. Que reste-t-il  de la Villa Eugénie ? Les grands pilonnes de l’entrée, une grotte de rocaille et la petite porte piétonne que nous présentent Madame Ventre… et, dans l’ancienne métaierie Monsieur et Madame Montfort nous accueillent pour nous montrer le puits et les marches en pierre de Cassis, usées par le temps.


 



 


4ème étape : Impasse Zingler .
L’habitat ouvrier.
Une magnifique enfilade de maisons, Impasse Zingler, témoigne de l’habitat ouvrier de Mourepiane. Commentaires sur l’architecture tuilière et témoignage de Roger Guevara sur l’état d’origine de ses maisons, soigneusement agrandies et embellies au fil du temps par leurs propriétaires.


 

5ème étape : « La maison de Mr Weber »
Une bastide de 1895.
Ici, on continue à l’appeler « Maison de Monsieur Weber » parce que les mourepianais ont la mémoire longue, mais ce sont Françoise Gargaud et Charles Chanut qui nous y accueillent et nous permettent de découvrir quelques unes des plus belles rocailles du nord de Marseille. Charles Chanut fait l’historique de la bastide et Laure Van Ysendick parle de l’art des rocailleurs.
Nous avons complètement envahi le jardin et aménagé des petits coins-surprises avec des mini-expos : les photos d’autres bastides,  le linge (devant le lavoir), les outils de jardin (devant la serre), un coin-salon où on pouvait voir, entre autres, des livres venus directement de la bibliothèque de Monsieur Weber. Ça, c’était de la scénographie !
La foule, enfin, a pu s’éparpiller à son aise dans le parc….

 

 


 


 

6ème étape : Le phare
… et le Teucrium !
Le phare, c’est la gloire de Mourepiane ! Madame Villeton nous ouvre les portes de la belle bâtisse blanche, y compris celles de la terrasse et de la coupole. On s’excite, on chahute. La vue est maginifique. Même pour de vieux mourepianais c’est une découverte.
Jean d’Acquino parle du fonctionnement de ce phare à éclats (vert, blanc, rouge), construit en 1929. Il avait même retrouvé une lentille de Fresnel pour remplacer celle du phare, aujourd’hui disparue… et, naturellement, il célèbre la gloire de Teucrium pseudochamepitys, la plante rare –et fortement menacée – de Mourepiane.


 


7ème étape : Villa Castellamare.
Mourepiane-sur-Mer.
Ouf ! Enfin, le titre que nous avions donné à la ballade est justifié ! Cette étape est consacrée à la place de la mer dans la vie populaire au quotidien… avant le bétonnage par le Port. Des photos anciennes sont exposées. Les paysages ont changé mais Max Fontana et Roger Guevara font revivre, comme si on y était, un paradis de baignades, de pêches et de promenades en barque.
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FIN

On vous épargne les images d’apéro. Il n’y en a que trop dans ce blog ! La ballade était prévue jusqu’à midi. Mais ceux qui n’étaient pas des stakhanovistes des Journées du Patrimoine étaient encore là à deux heures et demie…