Rond-point de Graveleau - Réunion Publique du 7 mai 2009

lundi 26 octobre 2009 Publié par WICR
Extrait de la réunion publique du 7 mai 2009



Cap au Nord est particulièrement concernée par l’aménagement de ce rond-point puisqu’une partie de ses membres sont riverains des entreprises Graveleau et ex-Lafarge.

Je remercie donc les élus ici présents, c'est-à-dire essentiellement Henri Jibrayel qui a porté ce dossier depuis le début en sa qualité de conseiller général, puis Samia Galhi qui a multiplié les interventions depuis qu’elle est Maire de Secteur.

Je remercie aussi tous ceux qui se sont associés à cette bataille pour le rond-point de Graveleau :

  • Collectif pour la défense du cadre de vie, 
  • CIQ, 
  • Associations de quartiers ou citoyens venus à titre individuel participer aux diverses manifestations. 


    Car le chemin de saint-Louis au Rove est un des axes majeurs du quartier, emprunté par des milliers de véhicules, 15000/jour environ, et tout le monde s’est senti concerné.  C’est sans doute à cette unité que nous devons d’avoir finalement gagné et nous pouvons tous nous en réjouir.

    Mais…

    Mais je ne voudrais pas jouer les rabat-joie mais nous ne pouvons pas simplement dire : « nous avons gagné et c’est merveilleux ».

    Non. Nous avons gagné mais c’est scandaleux.

    C’est scandaleux qu’il ait fallu sept ans pour obtenir des aménagements qui auraient dû être un préalable à l’obtention du permis de construire de Graveleau et qui ne constituent qu’une limitation a minima des nuisances subies.

    C’est scandaleux qu’il ait fallu sept ans de manifestations et de conférences de presse,  de procès au tribunal administratif, de dossiers, de courriers, de coups de téléphone, de réunions, de relances d’élus qui relançaient à leur tour les services techniques etc….

    Il a fallu sept ans aussi, je ne sais pas si c’est un hasard ou si c’est la dose standard pour régler l’autre dossier par lequel l’association Cap au Nord était concerné au premier chef : le traitement d’hydrocarbures par l’entreprise TPA à Mourepiane.

    Encore un dossier pour lequel le Collectif et l’ensemble des associations de quartier s’est mobilisé. Un dossier qu’Henri Jibrayel connaît bien puisqu’il est intervenu à plusieurs reprises en soutien aux habitants. Là aussi, il a fallu sept ans pour déplacer une activité dont on n’aurait jamais dû accepter qu’elle s’installe sous le nez des habitants.

    Sept ans pendant lesquels, dans un cas comme dans l’autre, les autres nuisances se sont aggravées.

    Sept ans pendant lesquels les habitants ont souffert encore un peu plus de mal vivre.

    Sept ans pendant lesquels nous avons souvent eu l’impression que les pouvoirs publics attendaient simplement que les choses se tassent et que nous nous découragions.

    Nous ne nous sommes pas découragés et nous avons gagné. Bravo !

    Mais que d’énergie dépensée qui pourrait être mieux utilisée ailleurs ! Par exemple à rendre nos quartiers plus beaux, plus agréables à vivre et plus conviviaux.

    Aussi, je terminerai au nom de notre association en demandant à nos élus d’être vigilants, en amont, sur ce qui va se passer, en particulier sur les permis de construire. Et je leur demanderai d’alerter les habitants quand ils ne peuvent pas agir par les circuits institutionnels. Car souvent c’est l’opacité de départ qui fait que les habitants agissent trop tard.

    Voilà. C’est tout ce que j’avais à dire. Encore merci à tous.